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Dans le sillage des cétacés
Au départ de huit ports varois, quelque cent cinquante bateaux se
lanceront demain dans l'observation des mammifères marins La cinquième opération
« Delphis » permettra également d'effectuer des prélèvements d'eau de mer
Demain, une (toute) petite partie de la Méditerranée sera
découpée en carrés de quatre milles. Avec des bateaux dans chaque carré.
A bord de ces embarcations, des marins et des plaisanciers qui
passeront leur journée à observer les mammifères marins, en notant tout ce qu'ils
voient et à prélever des échantillons d'eau.
Delphis ne serait qu'une simple balade en mer, teintée d'un aspect
scientifique ? C'est ça et plus encore.
Cette expédition, menée pour la cinquième année, se veut
également, en effet, une grande opération de sensibilisation de l'opinion publique sur
les problèmes de protection de la Méditerranée. Et aussi, une façon d'apprendre à
connaitre l'extraordinaire diversité des mammifères marins qui vivent au large de nos
côtes. Parfois même tout près.
Bref, autrement dit, Delphis, c'est aussi une véritable fête de la
mer, où tous les amoureux de la grande Bleue partagent le même plaisir, un dimanche de
juillet.
Des gros et des petits
Lancée par l'association RIMMO (Réserve Internationale Maritime en
Méditerranée Occidentale) en 1996, Delphis a rencontré une rapide adhésion populaire.
Cette année encore, une dizaine de ports des Alpes-Maritimes se sont
inscrits pour y participer, ainsi que huit ports varois. De quoi « couvrir »
la Méditerranée, depuis Bandol jusqu'à Menton. Côté italien, une association
effectuera la même opération jusqu'à Gênes, le même jour, tandis que quelques bateaux
observeront les côtes corses.
Pour le Var donc, 150 embarcations environ prendront le large demain
matin, depuis Hyères, le Lavandou, Bormes, Bandol, Cavalaire, Saint-Tropez, Sainte-Maxime
et Fréjus et autant des ports du département voisin.
Pour le Var, c'est Fréjus, suivi de Hyères, qui fournira la plus
grosse flottille : une quarantaine de bateaux (deux tiers de voiliers, un tiers à
moteur), de 8 à 18 mètres. Les plus puissants pourront naviguer jusqu'à 35 milles
nautiques des côtes, les autres se contenteront de distances plus courtes.
L'opération est évidemment placée sous le contrôle du CROSS Med,
un responsable pour une flottille de quinze bateaux étant désigné pour maintenir la
liaison. Sur le coup de midi, un point sera effectué entre tous les plaisanciers, de
Bandol jusqu'en Italie. Chacun pourra alors raconter ce qu'il a vu.
En novembre dernier, la France, l'Italie et Monaco ont signé un
traité à Rome pour créer un sanctuaire marin en Méditerranée, la Corse étant
comprise dans ce périmètre. Mais il faudra compter encore plusieurs mois avant que ce
traité ne soit réellement applicable.
En attendant, tout ce qui est fait dans le but de protéger les
mammifères est bon à prendre...
Catherine AUBRY.
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