Rapport RIMMO 2000  l  www.cetaces.com

 

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Opération Delphis 2000

Sylvaine D’Almeida (Université Internationale de la Mer, Cagnes sur Mer)

                         
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Le nombre des participants cette année été plus important que les autres années, mais le mauvais temps n’a pas permis d’obtenir une aussi abondante récolte de prélèvements, de mesures et d’observations.

Impacts des conditions météorologiques défavorables :

Surface d’exploration moins importante avec l’annulation de l’opération dans le Var par mesure de sécurité, la zone étudiée allant donc de Cannes à l’Italie.

Gène dans les mesures et les prélèvements à cause d’une houle en men due au vent de force 4 et plus.

Problèmes de repérage et d’identification des Cétacés.

Récupération de moins d’une centaine d’échantillons et donc des conclusions moins exhaustives. Mais malgré ces difficultés, l’étude de ces résultats permet d’enrichir les connaissances antérieurement obtenues concernant la répartition des sels nutritifs et de certains polluants sur la vie marine du bassin corso-liguro-provençal.

Les mesures ont toutes été effectuées au même moment, c’est à dire à 12h :

Turbidité avec le disque de Secchi.

Prélèvement d’eau de surface dans des flacon contenant des conservateurs, pour permettre l’analyse de phosphore, azote, calcium et silicium.

Pêches de plancton à l’aide d’un filet à 50 m de profondeur.

Observation de la surface à la recherche de Cétacés.

Les analyses effectuées par les scientifiques de l’Université Internationale de la Mer étaient de deux types : chimiques (pH, salinité, phosphates, nitrates, nitrites, silicium, calcium) et biologiques (comptage du plancton par tamisage).

Résultats des analyses :

Salinité : un peu plus élevée que les autres années, les points sont très diffus (pas de courbes isoplèthes). L’influence de l’apport d’eau douce par les fleuves n’est pas significative cette année.

pH : disposition quasi-similaire à la salinité mais mise en évidence d’une zone particulière (au sud de Menton – San Remo) où le pH est très faible (7.0).

Turbidité : élevée également dans cette fameuse zone (15 m), ailleurs elle est de 25 – 30 m.

Phosphates : taux relativement faible sauf dans la zone mise en évidence où ils sont plus élevés, ainsi que dans la région de Gènes.

Azote : mêmes résultats que pour les phosphates avec en plus des taux plus élevés à l’embouchure du Var.

Phytoplancton : c’est au niveau de la zone Menton – San Remo que les taux sont les plus élevés.
Les Dinoflagellés sont majoritaires dans les prélèvements planctoniques (jusqu’à 95 % du phytoplancton) ;
Les Diatomées sont pratiquement absentes hormis dans quelques zones, ceci étant peut-être dû aux conditions météorologiques.

Zooplancton : majoritaire dans les zones les plus proches des côtes avec prépondérance des Copépodes et Cladocères, et des larves de Crustacés dans certaines zones.


La zone Menton – San Remo

 

pH

7.6

7.6

7.0

Turbidité

15

30

15

% dinoflagellés

90 %

70 %

100 %

Année

1998

1999

2000

L’hypothèse émise concernant les propriétés particulières de cette zone vienne du fait de la présence d’eaux continentales profondes pouvant provenir d’une résurgence d’eau douce des massifs alpins au large.

Cétacés : observations moins importantes que les années précédentes à cause des mauvaises conditions météorologiques et des faibles quantités de plancton. Les Odontocètes ont surtout été observés au large de la baie des Anges et des îles d’Hyères ; et 3 Mysticètes ont été vus au large d’Antibes et de la baie de Cannes, c’est à dire à l’endroit où les taux de zooplancton étaient les plus forts.

Silice : cet élément est le constituant essentiel des carapaces (valves) des Diatomées, l’étude des concentrations en silice permet donc de voir la relation qui existe dans le milieu marin entre les éléments chimiques et les éléments biologiques.

Déchets flottants : des déchets ont également été observés (bois et plastiques) en majorité le long des côtes.

Delphis 2000 a donc permis de compléter et de préciser certaines données des années précédentes avec mise en évidence de phénomènes particuliers. Cette opération permet une vision globale et instantanée de la zone couverte afin de pouvoir suivre la qualité et l’évolution hydrobiologique du sanctuaire.

Rapport rédigé par Carole Fortuné -  Lettre.gif (4085 octets)  - Port-Fréjus Passion www.manon.org - source RIMMO

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