Sur une mer calme, inondée de soleil, plus de 1000
participants sont partis à la pêche aux informations, hier matin, dans le cadre de la
6ème édition de l'opération de recencement des cétacés.
La journée Delphis s'inscrit dans la
continuité de campagnes scientifiques mensuelles organisées par la RIMMO (Réserve
internationale maritime en Méditerranée occidentale) entre le continent et la
Corse, dans le but de recueillir un maximum d'informations sur la présence de cétacés,
ainsi que des prélèvements d'eau de mer et de plancton.
« Chaque bateau devait prélever huit ou neuf échantillons d'eau de mer. Cela
demande ensuite des mois d'analyse et les résultats de cette journée ne pourront être
communiqués qu'au mois de novembre, annonce Mike Riddell, basé à Antibes et
organisateur de cette manifestation. Cela étant, on voit de plus en plus de grand dauphin
appelé « Flipper ». J'ai vu un groupe de dix dauphins de cette espèce à 20
miles au large. En ce qui concerne les « Truncatus » et les
« Tursiops », ce sont les deux espèces les plus vues en Méditerranée, et la
dernière citée se voit plus fréquemment entre Saint-Tropez et Marseille. »
En attendant le bilan chiffré de cette 6e édition, les conclusions
de cette journée sont positives tant au niveau des participants que des organisateurs qui
ont fait de sérieux efforts au niveau de la formation. « Tous les participants
étaient équipés de filets à plancton et chaque personne a passé un examen écrit et
noté sur les différentes espèces de cétacés rencontrés. Je pense que cette édition
sera l'une des plus fiables au niveau des résultats », affirme Mike Riddell.
Les
Varois avaient répondu présents à l'image des 30 bateaux, dont 18 voiliers, partis des
quais de Port-Fréjus, dont la « Brigante » transportant des enfants autistes.
Le fascicule de reconnaissance des
cétacés
A une vitesse de croisière de 5 nuds, faute de
vent, les embarcations ont sillonné la Méditerranée jusqu'à 18 miles au large des
côtes varoises. L'occasion de voir évoluer un superbe banc de dauphins bleu et blanc,
pas farouches du tout.
« Les conditions ont tout simplement été merveilleuses. Si
nous avons effectivement vu des cétacés, on peut toutefois regretter le trop grand
nombre de déchets apparents, sacs plastiques, bouteilles, etc. Comme prévu, nous avons
effectué des prélèvements d'eau aux alentours de 12 heures », précisait à
son arrivée le coordinateur, Philippe Manon. La flotte azuréenne a donné le ton avant
de laisser place nette à la flottille italienne qui, en raison du sommet du G8 à Gênes,
n'a pu prendre la mer, comme c'est le cas chaque année, en même temps que les voiliers
français.
De leur côté, les participants transalpins
poursuivront leurs recherches le week-end prochain.