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Le dauphin, troisième espèce
à se reconnaitre dans un miroir

2 mai 2001

                         
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Ils sont maintenant trois ! Trois espèces animales à reconnaître leur image dans un miroir, preuve de la conscience de soi et donc d’intelligence. L’homme en est un. Le grand primate (gorille et chimpanzé) est le deuxième…
Des scientifiques américains présentent, dans une étude publiée aujourd’hui, le dauphin comme ayant cette même aptitude, et faisant du mammifère marin, le troisième de cette courte liste.
Après toute une série de tests, la communauté scientifique de l’aquarium de New York aux Etats-Unis, a prouvé que le dauphin avait conscience de son image et se reconnaissait dans le miroir. En effet, après avoir marqué les dauphins à l’encre (délébile et non-toxique) sur la face et les flancs des dauphins, les scientifiques ont remarqué que ceux-ci observaient longuement les marques qu’ils avaient sur le corps dans les miroirs mis à leur disposition au fond du bassin.

Pour Diana Reiss, de l’université de Columbia et Lori Marino de l’université de Emory, auteurs de l’expérience, il s’agit bien d’un comportement révélateur d’une prise de conscience du "moi". "Cette trouvaille offre la première preuve tangible que des espèces non-primates comme le dauphin, sont capables de se reconnaître dans un miroir" ont-ils écrit dans leur rapport.

La clé : un cerveau de taille importante

Pour la suite de l’expérience, les scientifiques ont marqué les mammifères marins comme précédemment, mais cette fois à l’encre sympathique, puis ils les ont remis dans le bassin. Les dauphins ont immédiatement cherché les marques sur leur corps en se positionnant devant les miroirs de telle façon à pouvoir les voir.

Cette aptitude est depuis longtemps connue chez les chimpanzés (à l’aide de cette même expérience avec un marquage sur le corps), alors qu’elle a échoué pour d’autres animaux, notamment des singes plus petits, et des éléphants. "Cette découverte prouve que l’émergence de cette conscience du "moi" n’est pas le résultat de facteurs spécifiques aux primates et aux hommes, mais peut être attribuée à des caractéristiques générales comme la présence d’un grand cerveau".

Avec AFP

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